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Les dessous de la mode à bas prix, focus sur la viscose.

Le 2 mars, ARTE TV diffusait un reportage intitulé "Fast Fashion, les dessoux de la mode à bas prix".

La 'Fast Fashion', ou mode jetable, a révolutionné le secteur textile depuis quelques décennies. Ce reportage explore l'impact environnemental, social et sanitaire de cette industrie. De la Grande-Bretagne - où les vêtements sont fabriqués dans des ateliers insalubres par des ouvriers payés la moitié du salaire minimum -, à l'Inde - où la viscose est fabriquée dans des conditions indignes -, cette enquête décrypte les mécanismes utilisés par les géants de la mode qui brassent des milliards chaque année.

L'industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante du mode (après celle du pétrole). Même quand le modèle propose une mode soit disant plus 'durable', l'impact écologique reste très lourd.

France Culture

Le procédé 'viscose'

C'est notamment le cas avec la viscose, cette 'soie' artificielle très souvent présentée comme une fibre naturelle parce que élaborée à base de pulpe de bois. Les images du reportage - dramatiques - prouvent tout l'inverse : le procédé chimique nécessaire à la fabrication de la viscose pollue les eaux et rend malades les habitants des villages proches des usines, certains développant des handicaps lourds.

Pour produire de la viscose, la cellulose contenue dans le bois est dissoute dans de la soude caustique (hydroxyde de sodium). Ceci a pour but de gonfler la matière pour en écarter les fibres. La matière est ensuite pressée pour éliminer le liquide et mélangée à du disulfure de carbone afin de rendre la cellulose soluble (xanthate de cellulose). Enfin, le filage des fils de viscose peut être effectué à travers une plaque perforée dans un bain d'acide sulfurique : des filaments continus et sans impuretés sont obtenus.

C'est l'utilisation du disulfure de carbone qui est particulièrement controversée : il s'agit d'un produit hautement toxique, inflammable, très polluant et non recyclable.

A noter que le textile de bambou, systématiquement présenté comme une fibre naturelle, n'est autre qu'une fibre obtenue via le procédé viscose ! Le processus de transformation du bambou est donc tout sauf écologique.

 Frame China / Shutterstock.com - theguardian.com

Quelles alternatives?

Le film d'ARTE est assez pessimiste sur l'arrêt du modèle économique qui rend la mode accessible et pratique à l'ère des réseaux sociaux. Pourtant, des alternatives existent (la seconde main, l'upcycling, la fabrication de ses propres vêtements à partir de matières éco-responsables ou encore les marques éthiques!). 

Concernant la viscose, des alternatives durables sont proposées, notamment le Tencel, aussi appelé Lyocell, matière incroyablement douce et fluide. Cette fibre révolutionnaire est fabriquée selon un procédé 'viscose' écologique. Le procédé de fabrication, breveté, est un circuit quasi fermé. La dissolution de la pulpe d'eucalyptus ou hêtre (provenant de forêts gérées durablement) est effectuée dans un solvant recyclable à 99%. La matière textile fabriquée est biodégradable.
Enfin, pour la viscose de bambou, le micro-éponge de coton bio certifié GOTS, ou le polaire de coton bio certifié GOTS sont des matières idéales reprenant les propriétés du bambou : douces et absorbantes. Elles sont par contre, elles, fabriquée de manière écologique et éthique.

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